La naissance de la mobylette

La mobylette est apparue en 1949 grâce aux recherches effectuées par Charles Benoît, fondateur de Motobécane et le directeur technique de cette même enseigne : Eric jaulmes. Cette firme, créée en 1923, est devenue la MBK d'aujourd'hui à cause d'une faillite en 1983.

Le premier exemplaire a été baptisé Mobylette AV3, une marque qui s'est introduite peu à peu dans le langage français pour faire référence aux cyclomoteurs à chaîne et avec une courroie pour la variation de la vitesse. Elle a conquis tout le monde en France de 1960 à 1990 parallèlement à son concurrent direct VéloSoleX. L'AV88 sortie vers 1956 prenait le relais, une mob plus puissante avec un carbu de 15 mm que les passionnés de l'époque aimaient débrider pour gagner de la vitesse. Les innovations ont été couronnées par l'AV10, conçues par l'ingénieur Jean Bidalot qui l'équipait d'une admission à clapets. Puis l'année 1962 a vu naître les mobs biplaces : l'AV 89.

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L'évolution technique de la mobylette

Équipé d'une cylindrée de 49,9cc, le moteur de l'AV3, dérivé de celui du Poney AG2 était en prise directe sur la courroie d'admission qui arrête donc le moteur à l'arrêt. Ce petit problème est ensuite réglé par un embrayage centrifuge découvert en 1951 qui pouvait garder le moteur en marché à l'arrêt.

Jusqu'en 1982, la législation de l'époque a imposé le fonctionnement en mode « vélo » des cyclomoteurs. Le démarrage se faisait alors à pédale pour la mob, mais les modèles plus récents furent équipés d'un kick pour y arriver. Des machines plus grosses arrivaient petit à petit pour arriver à la Senda 95 de Derbi en 1993 qui sera ensuite disponible en 6 vitesses dès 1995. Derbi Senda X-trem et Derbi Senda DRD suivront en 2005 pour proposer des modèles proches des grandes motos à vitesse typiques circulant encore de nos jours.